La torsion dilatation de l'estomac chez le chien est une affection aiguë et potentiellement mortelle qui nécessite une réponse rapide et efficace.
Chaque minute compte : l'identification immédiate des premiers signes peut sauver la vie de votre animal. Découvrez comment reconnaître les symptômes critiques et les mesures à prendre sans délai.
Qu'est-ce que la dilatation / torsion de l'estomac chez le chien ?
Le syndrome de dilatation torsion de l’estomac chez le chien survient lorsque l’estomac, rempli de nourriture, d’air ou de liquide, se dilate et tourne sur lui-même.
Les entrées et sorties de l’estomac sont alors bloquées, ce qui provoque rapidement une situation critique pouvant conduire à un état de choc et une nécrose gastrique.
Les races de chiens les plus prédisposées sont notamment les chiens de grandes races, comme :
Dogue Allemand
Boxer
Berger Allemand
Labrador Retriever
Saint Bernard
La nourriture qui ne peut alors plus transiter dans le tube digestif stagne, et fermente, ce qui provoque une dilatation importante de l’estomac.
Cette dilatation s’aggrave au fur et à mesure du temps, les gros vaisseaux sont comprimés et l’état de choc survient rapidement.
Les symptômes d'une dilatation de l'estomac ?
Soyez attentif aux signes suivants :
Gonflement brutal du ventre
Tentatives de vomissement sans succès
Halètements excessifs (polypnée)
Anxiété et inconfort visibles
Faiblesse et pâleur des gencives
Quand consulter votre vétérinaire ?
Il s’agit d’une urgence absolue. Contactez immédiatement votre véto dès l’apparition des premiers symptômes.
Plus la prise en charge est rapide, meilleures sont les chances de survie.
Prise en charge vétérinaire de la dilatation torsion de l’estomac chez le chien
Pronostic
Bon à très réservé.
Le pronostic dépend essentiellement de la rapidité d'intervention et de l’état général de l’animal à son arrivée.
En cas de prise en charge rapide, environ 90 % des chiens survivent. Si une nécrose gastrique est présente, les chances diminuent à environ 50 %.
Des complications post-opératoires comme des troubles du rythme cardiaque ou une récidive sont possibles, bien que rares grâce à une surveillance rigoureuse.
Donc tout dépend de :
- l’âge
- l’état de santé préalable et de la gravité de l’état de choc à l’arrivée
- la rapidité de la prise en charge
- la survenue de complications post-chirurgicales.